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Conseils et astuces

Les avantages d’avoir un chien : ce que montrent les études

Border Collie pris en photo dans un parc assis devant un humain

Les avantages d’avoir un chien dépassent le câlin du retour à la maison : de nombreuses études relient la vie avec un chien à un cœur plus solide, un moral plus stable et une vie sociale plus riche. Reste à savoir ce qu’elles prouvent vraiment.

Vous hésitez à adopter ? Voici ce que la science retient :

  • Un risque de décès réduit de 24 %, et de 31 % pour les maladies cardiovasculaires.
  • 87 % des propriétaires atteignent l’activité physique conseillée, contre 63 % des autres.
  • Moins de cortisol, l’hormone du stress, après dix minutes de caresses.
  • Plus de rencontres entre voisins, moins de solitude chez les personnes âgées.
  • Un peu moins d’asthme chez les enfants qui grandissent avec un chien.

Des tendances, pas des miracles : chaque bienfait ci-dessous a sa source et ses limites, et les contreparties ferment la marche.

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Les bienfaits d’avoir un chien, études à l’appui

La plupart des études sur les animaux de compagnie constatent un lien, sans prouver la cause. Un effet bénéfique peut venir du chien… ou d’un mode de vie déjà plus sain.

1. Un cœur en meilleure santé

Une méta-analyse de Caroline Kramer regroupe 10 études et 3,8 millions de personnes suivies dix ans : chez les propriétaires de chiens, le risque de décès baisse de 24 %, celui d’origine cardiovasculaire de 31 %, et de 65 % après un accident cardiaque.

En Suède, Mwenya Mubanga suit plus de 336 000 patients après un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Le bénéfice est le plus net chez les personnes qui vivent seules, sans conjoint ni enfant : avec un chien, leur risque de décès recule de 33 % après un infarctus et de 27 % après un AVC, par rapport à celles qui vivent seules sans animal.

Pistes avancées : plus de marche, moins de stress et d’isolement. Chez des patients hypertendus, la présence d’un chien freine aussi la hausse de pression artérielle et de rythme cardiaque face au stress. Posséder un chien semble réduire les risques et aider à vivre plus longtemps, mais ces études montrent que les propriétaires vont mieux sans prouver la cause.

2. Plus d’activité physique, sans même y penser

Sortir le chien, c’est du sport qui ne dit pas son nom. Dans l’étude britannique de Carri Westgarth (646 adultes), les propriétaires de chiens sont 14 fois plus susceptibles de marcher pour le plaisir, et 87 % d’entre eux atteignent les 150 minutes d’activité physique hebdomadaires conseillées, contre 63 % des autres. Les enfants avec un chien marchent, eux, 78 minutes supplémentaires par semaine.

En pratique, 25 minutes de promenade par jour suffisent : vous restez plus actif sans forcer, un geste bénéfique pour votre santé physique comme pour votre tension artérielle.

La limite ? Un échantillon modeste, et des chiffres surtout déclaratifs. Et le chien encourage à rester actif à condition de le sortir : le jardin ne remplace pas les promenades.

3. Moins de stress, une meilleure santé mentale

Caresser un chien apaise, et ce n’est pas qu’une impression. Pendry et Vandagriff ont réparti 249 étudiants en quatre groupes : seuls ceux qui touchent des chiens et des chats de refuge pendant dix minutes ont ensuite un taux de cortisol nettement plus bas que les autres groupes. Regarder des photos ne suffit pas. Côté ocytocine, l’hormone de l’attachement, une étude japonaise relève une hausse de sa sécrétion chez les maîtres après de longs regards avec leur chien.

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Pour faire baisser votre niveau de stress, accordez-vous dix minutes de caresses lentes, au calme. S’il s’éloigne, laissez-le : un contact apaisant se partage.

La limite ? Un effet de court terme, observé sur de jeunes adultes : de quoi vous sentir mieux, pas soigner l’anxiété.

Une personne caressant un Rottweiler des deux mains

4. La laisse, meilleur prétexte pour faire des rencontres

Un chien aide à briser la glace. L’équipe de Lisa Wood a interrogé 2 692 adultes dans quatre villes : les propriétaires de chiens sont cinq fois plus susceptibles que ceux d’autres animaux de connaître leurs voisins grâce à lui. Et ces interactions sociales comptent : un quart de ceux qui rencontrent ainsi de nouvelles personnes s’en font de vrais amis, et 42,3 % des propriétaires d’animaux en reçoivent une aide concrète.

Pour multiplier les interactions, gardez les mêmes horaires de balade : vous croisez les mêmes autres propriétaires, et les relations sociales se tissent.

La limite ? L’enquête ne dit pas si le chien rend sociable, ou l’inverse.

5. Un compagnon pour traverser les coups durs

Confinement du printemps 2020 : parmi 5 926 Britanniques interrogés par Elena Ratschen, ceux qui vivent avec un animal voient leur santé mentale moins se dégrader, et leur solitude moins grimper. Chez les personnes souffrant d’un trouble psychique, la revue d’Helen Brooks (17 études) décrit un lien intense, précieux en période de crise : un fidèle compagnon, dont l’amour inconditionnel se passe de mots.

La limite ? Brooks juge les résultats mitigés et rappelle la charge des soins comme le deuil de l’animal. Selon Ratschen, les plus fragiles s’appuient peut-être davantage sur leur animal : qui aide qui ?

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6. Des journées qui retrouvent un rythme

Un chien à la maison, c’est un réveil sans bouton « rappel d’alarme ». S’occuper d’un chien impose un cadre, dimanche compris : chez les propriétaires interrogés par Westgarth, la marche de loisir représente 67 % de l’activité physique, contre 31 % chez les autres.

Ce rythme se construit dès l’arrivée du chiot :

  • Des repas à heures fixes.
  • Une sortie au réveil, après chaque repas et chaque sieste.
  • Un coucher au même moment, dans un coin calme.

La limite ? Aucune étude citée n’évalue ce rythme, contraignant en horaires décalés.

7. Un rempart contre la solitude pour les personnes âgées

Chez les personnes âgées, un animal comble les silences. Ian Stanley a interrogé 830 patients de 60 ans et plus aux États-Unis : les propriétaires d’animaux de compagnie sont 36 % moins susceptibles de déclarer se sentir seuls. Le profil le plus exposé au sentiment de solitude ? Les personnes qui vivent seules sans animal.

Pour un senior, un chien adulte au tempérament posé convient mieux qu’un chiot plein d’énergie : les refuges connaissent le caractère de leurs pensionnaires.

La limite ? L’étude porte sur tous les animaux, pas seulement les chiens, sans prouver de cause. Prévoyez aussi un relais en cas d’hospitalisation.

Une dame âgée assise sur un canapé avec un Cavalier King Charles couché à moitié sur elle

8. Le meilleur ami de l’enfant… et de son système immunitaire

Les études montrent que les enfants en profitent aussi. En Suède, l’équipe de Tove Fall a suivi plus d’un million d’enfants : vivre avec un chien dès la première année va de pair avec 13 % de risque d’asthme en moins à 6 ans.

Les enfants qui grandissent avec le meilleur ami de l’homme seraient-ils plus résistants ? Piste avancée : un système immunitaire plus fort, que les microbes du chien viendraient stimuler tôt. Simple hypothèse, et pas un remède pour un enfant déjà allergique. Au Japon, une étude sur 343 adolescents relie aussi la vie avec un chien à moins de repli sur soi et d’agressivité, avec le microbiote comme piste : tous les détails dans l’article « Les chiens protègent la santé mentale des ados grâce au microbiote ».

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Le revers : un risque de pneumonie un peu plus élevé (+13 %) avant l’âge scolaire. Côté éducation, confiez-leur la gamelle : grandir avec un chien aide à développer le sens des responsabilités.

9. Un soutien pour se rétablir, un flair pour détecter la maladie

À l’hôpital ou en maison de retraite, la thérapie assistée par l’animal mise sur ce lien : les chiens aident les soignants à remettre les patients en mouvement.

Dans le projet KDOG de l’Institut Curie, des chiens reniflent une compresse portée sur la poitrine pour repérer un cancer du sein. En 2017, deux chiens trouvent 90,3 % des échantillons positifs. En conditions réelles, sur 181 femmes, seuls 49 % sont repérés par les deux chiens.

La limite ? Le flair canin repère bien une odeur propre au cancer, mais pas assez régulièrement pour servir au dépistage : les chercheurs misent désormais sur des nez électroniques capables de détecter cette même odeur. D’autres chiens alertent d’une chute de glycémie chez les personnes atteintes de diabète, en complément du capteur, avec une fiabilité encore inégale.

Et les inconvénients ? Ce qu’un chien vous demande en retour

Un chien a de nombreux avantages, mais l’amour des chiens ne suffit pas. Pendant le confinement, 67,6 % des propriétaires interrogés par Ratschen se sont inquiétés pour leur animal. Avant d’adopter, comparez :

Ce qu’il vous apporteCe qu’il attend de vous
Des balades quotidiennesDeux sorties par jour minimum, par tous les temps
Moins de stressDu temps pour l’éduquer en douceur
Un soutien moralDes inquiétudes pour sa santé, puis un deuil quand il partira
Un compagnon fidèleDix à quinze ans d’engagement, vacances comprises

Sans oublier le budget (alimentation, vétérinaire, assurance), et l’avis d’un allergologue si un proche souffre d’allergies.

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Reda Atallah
Derrière Guide du Chien
Reda Atallah

J’ai créé Guide du Chien en 2010 parce que je ne trouvais pas les réponses que je cherchais. Deux Akitas m’ont poussé à creuser, un Cane Corso me garde exigeant. Depuis, même méthode : lire, vérifier, recouper. Même ambition : du contenu rigoureux, nuancé, ancré dans le réel.

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