Le flair du chien outil extraordinaire qui a de quoi rendre jaloux les médecins et plus encore 

Vous avez peut-être déjà entendu parler de phénomènes étranges relatés par des gens tout à fait normaux. Je veux parler de signes, si l’on peut s’exprimer ainsi, que certains animaux auraient donné à leurs maîtres pour attirer leur attention sur une chose précise (une maladie pas encore détectée par exemple). J’entends également les récits de maîtres qui ont traversé une période de douleur physique ou morale au cours de laquelle leur chien s’est montré particulièrement présent. A y regarder de plus près, nos chiens sont bel et bien des êtres merveilleux tant par leur bonté sans borne que par leurs capacités sensorielles extrasensorielles. Vous allez comprendre…

De la détection de la grossesse à l’accouchement : quand le chien se sent investi d’une mission

De la détection de la grossesse à l’accouchement quand le chien se sent investit d’une missionLors d’une grossesse, les témoignages sont très nombreux relatifs à un changement de comportement d’un chien envers sa maîtresse (voir la partie relative au développement de l’enfant sur zoopsy.com). Je parle ici de foyers dans lesquels les chiens sont à la fois bien traités et considérés, et où ils vivent en harmonie avec leurs maîtres.

De nombreuses femmes expliquent qu’elles ont noté un changement de comportement de la part de leur chien (ou chienne) et ce, avant même de savoir qu’elles étaient enceintes. En pratique, l’animal se colle davantage et se montre extrêmement prévenant.

Bon nombre d’entre eux, et particulièrement les femelles se couchent à côté de leur maîtresse, voire à moitié sur le ventre, comme si elles avaient pour rôle de protéger le ventre et le petit être qui s’y trouve ! Difficile d’expliquer comment des mots pourraient faire comprendre la situation au chien de la maison, c’est bien que quelque chose se passe à d’autres niveaux, ceux du non-verbal et du ressenti.

Dans certains cas, le chien (ou une chienne) se sent investi d’une mission de protection, si bien qu’il devient un véritable chien de garde, ce qui peut entraîner quelques complications avec la famille et les amis ! Charge aux maîtres de remettre les choses dans l’ordre pour éviter un accident qui partirait pourtant d’une bonne intention. Pour ce faire, il est conseillé de faire preuve d’une grande vigilance et de ne pas mettre l’animal à l’écart (voir l’article sur le sujet).

Un flair pour détecter la douleur

Qui n’a jamais fait l’expérience suivante : rhum carabiné, lumbago, gastro, au plus mal votre animal ne vous lâchait pas d’un poil, couché sur le lit, et refusant de vous laisser ? Sans parler du chien qui se met à lécher une petite plaie à votre insu, petit bobo que vous aviez presque oublié à ce moment-là. Ne cherchez pas, de façon inconsciente, quelque chose le pousse à vous accompagner, à vous épauler, comme si sa présence avait des vertus curatives bien réelles.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si votre chien ne vous quitte pas d’une semelle lorsque vous êtes triste, il le sent ! Vous avez appris une mauvaise nouvelle ou vous traversez une période de deuil, votre chien est là et vous regarde intensément… Il vous fait savoir que vous pouvez compter sur lui. A la manière d’un ami qui serait capable d’être auprès de vous sans parler, votre chien vous apporte la compassion et la force dont vous avez besoin pour remonter doucement la pente en vous raccrochant à des considérations matérielles d’une part, il doit sortir et manger, mais en vous transmettant un « je ne sais quoi d’énergie vitale » pour recharger vos batteries.

La science s’y intéresse : quand le chien détecte la maladie

Détecter un cancer pourrait devenir un jeu d’enfant et sauver davantage de vies !

Détecter un cancer pourrait devenir un jeu d’enfant et sauver davantage de vieDans le livre « Zoothérapie, entre l’humain et l’animal », l’auteur relate qu’une femme est allée faire des tests après un comportement étrange de son chien. Sur une période assez étendue, il lui a léché l’endroit avec insistance : c’était sa façon d’alerter sur le danger qu’il pouvait déjà percevoir.

Des études en cours montrent que le chien possède la capacité de détecter plusieurs types de cancers. Actuellement, le flair est utilisé pour analyser des échantillons d’haleine afin de déterminer quels individus, en l’occurrence des femmes, sont atteintes d’un cancer du sein. A noter que la même méthode est utilisée dans la détection des cancers du poumon.

Pour le cancer de la vessie, tout se passe encore une fois grâce à l’odorat du chien. Si les chiens de la race Saint Hubert sont peu à peu réintroduits dans la police pour leurs très nombreux capteurs olfactifs qui en font des « nez » incroyables, n’importe quel chien peut détecter une anomalie en sentant l’urine de la personne malade. A l’heure actuelle, les tests permettant de détecter le cancer de la prostate entraînent des faux positifs et donc des traitements lourds inutiles… d’où l’intérêt de valider au plus vite cette nouvelle génération de tests afin de ne plus commettre d’erreurs médicales, et ce, grâce aux chiens !

Comment est-ce possible ? En fait, les cellules cancéreuses libèrent des particules odorantes qui sont captées par le flair du chien dressé pour alerter s’il les détecte. Le procédé est similaire à la façon dont les chiens policiers recherchent les substances illicites ou les personnes disparues.

Les capacités sensorielles et extrasensorielles de nos amis les chiens sont de plus en plus prises au sérieux, enfin, l’homme accepte de ne pas être au dessus de tous les autres êtres vivants. La preuve avec une étude actuellement menée à l’hôpital Tenon de Paris sur le cancer des ovaires.

Tout doucement, la médecine scientifique se voit complétée, voire remplacée, par la médecine douce ou parallèle, selon ce même phénomène où l’on prend conscience que des alternatives existent. Affaire à suivre…

Le chien capable de prévenir les symptômes des maladies chroniques

Au Canada, on les appelle les « chiens d’alerte médicale », en France, ils n’ont pas encore d’appellation particulière mais l’association Handi’Chiens dont nous avons parlé dernièrement utilise déjà ces capacités particulières avec ses chiens d’accompagnement.

Le plus souvent, ils peuvent détecter deux types de crises :

  • L’hypoglycémie (ou hyper)
  • L’épilepsie

Pour le diabète, les chiens sont capables de flairer les variations de sucre dans le sang. A la manière d’une sonnette d’alarme, la baisse du taux de sucre agit comme un stimulus sur le chien qui est dressé pour alerter le malade ou son entourage pour agir rapidement. Toutefois, les médecins sont unanimes sur le principe de précaution : tout malade doit contrôler sa glycémie régulièrement avec un appareil ou une bandelette et ne doit en aucun cas se reposer entièrement sur l’animal.

Le chien capable de prévenir les symptômes des maladies chroniques

Pour l’épilepsie, les premiers cas de détection de crise par un chien se sont produits spontanément, et leur répétition a permis au corps médical d’exploiter cette capacité étonnante. Certains chiens sont capables de détecter un certain nombre de micro-changements chez leur maître, de là à les définir clairement, c’est une autre histoire ! La communauté scientifique avance plusieurs éléments probables comme un changement des impulsions électriques dans le cerveau, une modification du comportement ou encore des odeurs spécifiques à la crise d’épilepsie en devenir. En tout état de cause, le chien d’urgence peut agir de deux façons :

  • Attirer l’attention de son maître pour le pousser à agir (en le léchant, en le mordillant, en aboyant, etc.)
  • Alerter l’entourage en direct ou par un dispositif de télécommunication

Si le sujet vous a interpellé, vous pouvez lire des témoignages de malades sur le site santemagazine.fr qui traduisent l’impact non négligeable de ces chiens sur leur quotidien.

En bref, le chien possède bien des capacités qui n’ont pas fini de nous étonner, que ce soit sur le plan physique, psychologique ou encore émotionnel. Il semblerait que l’homme ait beaucoup à apprendre de son fidèle compagnon, n’en déplaise à ceux qui défendent le spécisme.

Crédits photos : Corbis, Jesse Michael Nix, fwisneski